Quelle situation pour le programme PAUSE programme français d’accueil d’urgence des scientifiques et artistes en exil?

J’ai interrogé hier le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur la situation du programme PAUSE, programme français d’accueil d’urgence des scientifiques et artistes en exil (piloté depuis le Collège de France, appuyé par l’État et partenaires).

Il place des lauréats dans des établissements français pour 1–2 ans (parfois plus) et finance une partie de leur séjour. Depuis 2017 PAUSE a soutenu plusieurs centaines de lauréats (≈680 annoncés).

Mais, dans le contexte gazaoui plusieurs lauréats restent bloqués à Gaza malgré leur sélection et certains ont été blessés ou tués avant même d’avoir pu partir — cas dénoncés publiquement. En outre, la France a suspendu en août 2025 certaines évacuations depuis Gaza suite à un incident médiatisé (enquête administrative liée à des publications antisémites d’une bénéficiaire), ce qui a provoqué une vive critique de la communauté universitaire.

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Projet de loi Asile : un texte juste et rigoureux.

Ce soir le Sénat a commencé l’examen du projet de loi relatif à l’Asile. Ce texte précise les conditions dans lesquelles l’asile peut ou non être conféré, avec rigueur, humanisme et transparence. Ne confondons pas ce sujet avec celui de l’immigration !

Je suis intervenue dans la discussion générale du texte pour évoquer les conditions d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile. Le projet de loi prévoit un schéma national pour une orientation directive des demandeurs d’asile aux fins d’une répartition plus équilibrée sur le territoire. Le dispositif est simple : une fois la demande enregistrée, le demandeur sera orienté vers un centre d’accueil. La situation des personnes handicapées sera prise en compte.

Dans l’Aude, dans les CADA (centres d’accueil des demandeurs d’asile) de Carcassonne et Lagrasse, le délai d’examen des demandes atteint trois à cinq ans. Quelles souffrances en résultent pour les demandeurs, quelles difficultés pour les services ! Sur ce sujet, le texte est bien pensé, conforme à l’idée d’une France juste et humaine. Je le voterai avec coeur et conviction : son esprit est celui du pays des Lumières.