Traverser la tempête : l’Égypte dans le Moyen-Orient post-7 octobre

Les massacres du 7 octobre et la campagne militaire israélienne qui s’est ensuivie à Gaza ont mis à mal les équilibres de la relation entre l’Égypte et Israël, qui s’inscrit depuis 1979 dans le cadre des accords de paix de Camp David.

L’Égypte se trouve désormais au cœur d’un environnement profondément déstabilisé, à l’Ouest avec la Libye, au Sud avec le Soudan, au Sud-Est avec l’Éthiopie ou en mer Rouge avec les frappes houthies.

Avec mon collègue François Bonneau, nous avons, pour la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, souhaité évaluer les conséquences politiques et économiques de cette nouvelle donne pour l’Égypte, et ses répercussions sur les relations bilatérales avec la France.

Si l’Égypte a évité le pire (un effondrement de son économie et une déstabilisation interne nourrie par un afflux de réfugiés palestiniens), le 7-octobre a accentué des tendances déjà à l’œuvre : stagnation politique et économique, dépendance croissante à l’aide étrangère, et rôle croissant des États du Golfe dans le dossier israélo-palestinien.

Le pays n’en demeure pas moins un partenaire indispensable, avec lequel la relation bilatérale est très bonne au plan diplomatique et économique, qu’il convient d’appuyer dans ses efforts pour parvenir à un règlement du conflit au Moyen-Orient.

➡️ Retrouvez l’essentiel de notre rapport en cliquant ici.

Relations entre la Russie et Israël : j’interroge l’ambassadeur

Le 17 octobre dernier, la Commission des Affaires étrangères du Sénat a auditionné S.E. M.Raphaël Morav, chargé d’affaires d’Israël en France.

L’occasion pour moi de l’interroger sur les relations entre la Russie et Israel. « Quels signes avez-vous reçus de la Russie au lendemain de l’attaque du Hamas ? On peut penser que les Russes regardent cette situation dramatique comme un moyen de détourner le regard de ce qui se passe en Ukraine : qu’en pensez-vous ? »

La réponse de l’ambassadeur… :

Continuer la lecture de « Relations entre la Russie et Israël : j’interroge l’ambassadeur »

Enjeux géopolitiques de la situation au Moyen-Orient

Le 6 février dernier, la CAED auditionnait Pierre Razoux, directeur de recherches à l’IRSEM. Dans un article publié dans le journal L’Opinion en juillet 2017, Pierre Razoux évoquait un dialogue entre l’Iran et Israël. Je lui ai demandé si, depuis la parution de cet article, le dialogue entre ces deux nations, conditionné à l’évolution de la question palestinienne, avait repris de façon discrète pour faire face aux menaces communes. Quelle pourrait être la position de la France à cet égard ?

Selon Pierre Razoux, nous n’avons pas de preuve d’une reprise du dialogue entre l’Iran et Israël, « mais nous pensons qu’elle a eu lieu ». « M. Netanyahou était présent à Oman à la fin de 2018. Or c’est à Oman que tout le monde discute avec les Iraniens. M. Netanyahou ne veut évidemment pas le reconnaître politiquement, d’autant moins qu’il connaît des difficultés judiciaires et qu’il vise une réélection. Les Irakiens jouent peut-être également un rôle d’intermédiaire. Des délégations irakiennes se sont rendues en Israël récemment. Or les Irakiens n’ont rien à refuser aux Iraniens. On peut également imaginer des canaux de discussion avec des pays européens ou la Suisse, mais aussi avec la Russie. Toutefois, les Israéliens et les Iraniens se méfient des Russes et ont intérêt à discuter directement. »

Retour sur l’initiative française pour la paix au Proche-Orient

En l’absence de perspective de négociations, la situation en Israël et dans les Territoires palestiniens s’est dégradée. Afin de recréer une dynamique politique favorable à de nouvelles négociations entre Israéliens et Palestiniens eux-mêmes, une conférence internationale pour la paix au Proche-Orient a été organisée en France dimanche 15 janvier 2017 à l’initiative du Gouvernement français.

Continuer la lecture de « Retour sur l’initiative française pour la paix au Proche-Orient »