Penser la réalité européenne.

Ce matin le groupe de suivi sur le Brexit a auditionné Nicole Fontaine, ancienne présidente du Parlement européen, Jean-Luc Sauron, professeur associé à l’Université Paris Dauphine et François Lafond de l’institut Jean Lecanuet. L’occasion de les interroger sur la réactivité européenne : je suis convaincue qu’il y a le temps de la décision et celui de la mise en pratique. Et c’est le laps entre ces deux temps qui est trop long. Par exemple : combien de temps faut-il pour que le PNR en matière de sécurité et de défense soit effectif et efficace au sein de l’Europe? Deux ans, alors que la menace est imminente…  Lire la suite

Les conséquences du Brexit sur la Défense européenne : militer pour une Europe puissante.

Que signifie concrètement la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne dans le domaine de la défense ?

Membre permanent, comme nous, du Conseil de sécurité de l’ONU, appartenant à l’OTAN, détenteur de la puissance nucléaire en Europe, le Royaume-Uni consacre déjà 2 % de son budget aux dépenses de défense. Ses dépenses d’investissement sont équivalentes aux nôtres, soient près de 11 milliards d’euros. Nos deux pays conservent des bases industrielles et technologiques de défense majeures. Cela se traduit par une relation fiable : les réponses britanniques ne se sont d’ailleurs pas faites attendre lorsque nous avons fait appel à la solidarité européenne dans le cadre de l’article 42-7 du TUE. Cela favorise aussi les coopérations stratégiques, opérationnelles et industrielles.

Nous le savons, le traité de Lancaster House a vocation à prospérer, nos gouvernements l’ont rappelé à de nombreuses reprises depuis le 23 juin. Toutefois nous perdons au sein de l’Union un pays qui partage notre expérience stratégique et opérationnelle, qui dispose d’une armée réellement engagée sur de nombreux théâtres d’opérations extérieures, bref un acteur majeur de la défense en Europe. Lire la suite

Le Sénat fera entendre sa voix sur la refondation de l’Union européenne

À la suite du référendum britannique du 24 juin, un groupe de suivi sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne a été mis en place par le Sénat.  Il a tenu sa première réunion le mercredi 13 juillet dernier. Co-présidé par Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, et par Jean Bizet, sénateur de la Manche, président de la commission des affaires européennes, il comporte 20 membres représentant l’ensemble des groupes politiques. Je suis ravie d’en faire partie au nom de la Commission des Affaires étrangères.

Le groupe de suivi a établi un ambitieux programme de travail lors de sa réunion du 13 juillet, et se prononcera tout au long du processus de mise en œuvre de l’article 50 qui organise le retrait d’un État membre de l’Union européenne. Il fera des propositions pour refonder l’Union européenne et mieux répondre aux préoccupations concrètes des citoyens, comme la sécurité et la défense, la crise migratoire, ou l’emploi. Lire la suite