Réforme de la PAC : je rappelle l’importance du dispositif ICHN pour nos agriculteurs


Faut-il changer d’approche, de paradigme, pour espérer être davantage entendu par la Commission européenne sur la future réforme de la Politique agricole commune, en exprimant plus fortement que nous ne l’avions fait nous inquiétudes et interrogations au Sénat ? Alors que deux résolutions européennes ont été adoptées par le Sénat à ce sujet, nous étudiions jeudi 14 février une troisième proposition de résolution européenne afin de rappeler notre position forte sur la réforme de la PAC.
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Quels enjeux pour la présidence française du Conseil de sécurité de l’ONU en mars 2019?

Ce matin la Commission des Affaires étrangères du Sénat a auditionné Alexis Lamek, directeur des Nations unies au ministère de l’Europe et des affaires étrangères. L’occasion pour moi de revenir sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, souhaitée par bon nombre de pays.

Le président François Hollande avait en effet émis une proposition sur la limitation de l’usage du droit de veto en cas d’atrocités de masse. Je pense avec conviction  qu’il est grand temps de remettre au premier plan cette initiative portée avec le Mexique et soutenue par 80 pays. Où en est-elle ? Continuer la lecture de « Quels enjeux pour la présidence française du Conseil de sécurité de l’ONU en mars 2019? »

Enjeux géopolitiques de la situation au Moyen-Orient

Le 6 février dernier, la CAED auditionnait Pierre Razoux, directeur de recherches à l’IRSEM. Dans un article publié dans le journal L’Opinion en juillet 2017, Pierre Razoux évoquait un dialogue entre l’Iran et Israël. Je lui ai demandé si, depuis la parution de cet article, le dialogue entre ces deux nations, conditionné à l’évolution de la question palestinienne, avait repris de façon discrète pour faire face aux menaces communes. Quelle pourrait être la position de la France à cet égard ?

Selon Pierre Razoux, nous n’avons pas de preuve d’une reprise du dialogue entre l’Iran et Israël, « mais nous pensons qu’elle a eu lieu ». « M. Netanyahou était présent à Oman à la fin de 2018. Or c’est à Oman que tout le monde discute avec les Iraniens. M. Netanyahou ne veut évidemment pas le reconnaître politiquement, d’autant moins qu’il connaît des difficultés judiciaires et qu’il vise une réélection. Les Irakiens jouent peut-être également un rôle d’intermédiaire. Des délégations irakiennes se sont rendues en Israël récemment. Or les Irakiens n’ont rien à refuser aux Iraniens. On peut également imaginer des canaux de discussion avec des pays européens ou la Suisse, mais aussi avec la Russie. Toutefois, les Israéliens et les Iraniens se méfient des Russes et ont intérêt à discuter directement. »

La situation des femmes en Afghanistan

Ce matin nous avons auditionné Gilles Dorronsoro, professeur de science politique à l’Université Paris 1. En 2002, il a publié une série d’articles dans le Monde diplomatique, appelant la communauté internationale à pousser l’Afghanistan vers la modernité. Il y évoquait la situation des femmes. Certes, on peut compter sur les Talibans pour éradiquer la culture du pavot, mais je ne voudrais pas qu’il y ait aussi éradication des droits des femmes et du droit à l’éducation. La question des femmes ne doit pas être accolée à celle des minorités. Les femmes ne sont pas une minorité. Je ne sais pas quel enfer se dessine avec l’arrivée des Talibans, se présentant comme un gouvernement en exil. Mais j’ai le sang qui se glace quand j’entends que les Talibans souhaiteraient siéger à l’ONU. « Quelle est la situation réelle des femmes aujourd’hui en Afghanistan ? Ont-elles une place en politique ? Que peut-on faire dans la perspective de la reconstruction de ce pays ? Quels réseaux d’influence peut-on solliciter ? »

Gilles Darronsoro évoque la difficulté qui tient au fait que le corps des femmes devient un champ de bataille politique. « Or, plus nous politisons la question des femmes, certes avec de bonnes raisons de le faire, plus cela conduit à faire de la question des femmes un élément de différenciation politique. Il y a par exemple une mise en avant de la lapidation comme châtiment, alors même que ce n’est pas forcément la peine que préconisent le plus volontiers les juges. Mais cette mise en avant est une façon pour les Talibans d’affirmer que dans leur pays, ils ont la capacité d’appliquer littéralement le Coran.

La volonté occidentale de défendre les droits des femmes s’est heurtée d’une part à l’opposition des grandes familles religieuses, mais aussi, d’autre part, au fait qu’il s’agissait aussi là d’un des axes idéologiques de l’occupant soviétique. C’est un élément important de la difficulté : aujourd’hui, parler du droit des femmes en Afghanistan, cela rappelle à la fois l’occupant soviétique et l’occupant américain. Donc ce n’est pas facile d’en parler, même s’il faut le faire. Nous nous sommes mis dans une situation où, alors que nous voulons défendre les droits des femmes, on nous renvoie à notre occidentalité et à nos actions passées dans le pays. »

J’interroge l’ambassadeur de Roumanie en France sur les priorités roumaines concernant la réforme de la PAC

Tous les six mois, un pays de l’Union européenne prend la Présidence du Conseil de l’UE. Depuis le 1er janvier, c’est la Roumanie qui a ce rôle, pour la première fois depuis son entrée en 2007 dans l’UE. Pour sa présidence, la Roumanie a choisi comme devise « la cohésion, une valeur européenne commune ». Elle entend promouvoir le principe de la cohésion européenne à tous les niveaux : politique, économique et social.

L’agenda de la présidence roumaine sera particulièrement chargé puisqu’il sera marqué par la sortie du Royaume-Uni de l’UE (Brexit) prévue le 29 mars 2019, les élections au Parlement européen de mai 2019, les discussions sur le budget européen 2021-2027, et la poursuite des négociations concernant la réforme de la PAC.

C’est dans ce cadre que la Commission des Affaires européennes du Sénat a auditionné, jeudi 17 janvier dernier Luca Niculescu, ambassadeur de Roumanie en France. Continuer la lecture de « J’interroge l’ambassadeur de Roumanie en France sur les priorités roumaines concernant la réforme de la PAC »

Le Sénat crée une mission d’information sur la gestion des risques climatiques et l’évolution de nos régimes d’indemnisation

Hier le Sénat a constitué la mission d’information sur la gestion des risques climatiques et évolution de nos régimes d’indemnisation, créée à la demande des sénateurs socialistes et républicains.

Au regard des inondations dramatiques dont a été victime notre département, j’ai été désignée membre de cette mission et j’aurai à cœur de m’investir pleinement dans ses travaux, et particulièrement sur la question de l’indemnisation des collectivités, des particuliers, mais également des calamités agricoles.

Je rendrai compte régulièrement via mon blog de nos auditions et de nos travaux.

 

La Géorgie, bon élève du Partenariat oriental

La Géorgie regarde encore vers Moscou, malgré l’occupation militaire par la Russie depuis 2008 de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie et malgré la signature d’un accord d’association avec l’Union européenne le 17 juin 2014 et sa mise en oeuvre en 2016. Pourtant la Géorgie apparaît comme un des meilleurs élèves du Partenariat oriental de l’Union européenne. C’est ce paradoxe qu’il faut essayer de comprendre. Continuer la lecture de « La Géorgie, bon élève du Partenariat oriental »