Actualisation de la loi de programmation militaire : je m’engage au Sénat pour une défense plus démocratique et plus souveraine

Depuis le début de mon mandat, je me suis engagée, au Sénat comme dans l’Aude, sur les enjeux de défense, de citoyenneté et de résilience face aux crises. L’examen de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2024 à 2030, au début du mois de juin, a été l’occasion de porter des propositions concrètes sur chacun de ces sujets. Cette mise à jour vise à adapter notre politique de défense à un environnement stratégique profondément bouleversé et marqué par le retour des conflits de haute intensité. Si les débats budgétaires ont révélé les profondes divergences qui traversent la majorité sénatoriale et le camp présidentiel quant à l’ampleur de l’effort financier à consentir, ils ont également soulevé des questions essentielles sur le lien entre la Nation et son armée, sur l’esprit de défense et sur la citoyenneté que la République doit continuer à faire vivre et à renforcer.

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Renseignement spatial : je questionne le Chef d’Etat Major des Armées Fabien Mandon

La Commission des Affaires étrangères a auditionné, ce mercredi 29 avril 2026 le Chef d’Etat Major des Armées Fabien Mandon. Je l’ai interrogé sur la programmation du renseignement dans le Projet de loi d’actualisation de la loi de programmation militaire. Alors que certains parlent déjà d’une « ère du renseignement », comment pouvons-nous adapter nos capacités de renseignements techniques et humains aux nouvelles menaces ?

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Le renseignement, parent pauvre de la loi d’actualisation de la programmation militaire?

Ce mercredi, nous avons auditionné Madame la ministre des Armées Catherine Vautrin sur les enjeux de l’actualisation de la Loi de Programmation Militaire. J’ai voulu évoquer le parent pauvre de cette actualisation de la LPM : le renseignement. En effet, le rapport annexé du projet de loi n’intègre pas le renseignement parmi les domaines concernés par la surmarche budgétaire. Alors que les ingérences et les campagnes de désinformation font peser une menace de plus en plus pressante, il est impératif de définir une stratégie de renseignement humain et technique.

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Si le budget 2024 n’avait pas été censuré… voici ce qu’il en était du programme finançant la prospective de la politique de défense et le renseignement (programme 144)

En 2025, le programme 144 sera doté de 2,1 milliards d’euros en crédits de paiement (CP), soit une progression de 5,5 % par rapport à 2024. Cette évolution est conforme à la trajectoire fixée en loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2024 à 2030 et il convient de le saluer.

Avec 508 millions d’euros de crédits de paiement dédié en 2025 à l’action n° 3 « Recherche et exploitation du renseignement intéressant la sécurité de la France » (contre 476 millions d’euros en 2024), le budget de fonctionnement, d’investissement et d’intervention de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et de la direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) progressent conformément à l’objectif fixé par la LPM de doublement des crédits en 2030 par rapport à 2017. Les effectifs vont également progresser. Ce sont donc au total sur les programmes 144 et 212 près de 1,25 milliard d’euros consacré à la fonction de renseignement extérieur, de sécurité et de défense.

De même, hors dissuasion, les crédits d’études amont s’établiront à 832 millions d’euros en 2025 ce qui devrait permettre de répondre globalement aux besoins. Cet effort en faveur de l’innovation ne doit pas être relâché, celle-ci contribuant de manière décisive au maintien de la supériorité opérationnelle de nos armées.

Une partie de ces crédits sera consacrée au financement des grands démonstrateurs prévus par la loi de programmation militaire.

Plusieurs innovations, dont certaines étaient appelées de nos vœux sont à saluer : recours au partenariat d’innovation, destiné à faciliter le passage à l’échelle, poursuite et extension de la démarche Perseus (tests de technologies en conditions réelles) initiée par la marine nationale, ou encore mise en place d’un commandement du combat du futur au sein de l’état-major de l’armée de Terre.

Si des avancées ont eu lieu sur la question de l’accès au financement des entreprises de la BITD, cette problématique demeure d’actualité. C’est pourquoi il faut des initiatives gouvernementales rapides sur ce sujet.

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Poursuivre et amplifier l’effort entrepris sous la précédente loi de programmation militaire : notre avis sur les crédits 2024 du programme 144 « Environnement et prospective de la politique de défense »

Le projet de loi de finances 2024 inscrit 2,2 Mds€ en autorisations d’engagement (+209 M€) et 1,97 Md€ en crédits de paiement (+ 61 M€) au titre du programme 144 «Environnement et prospective de la politique de défense ».

rapport-budgetaire-P144

Faire des outre-mer de véritables points d’appui de notre stratégie nationale de défense.

Hier après-midi se tenait au Sénat un débat sur la place des outre-mer dans la stratégie maritime nationale. L’occasion pour moi d’intervenir sur la place que nous voulons donner à nos outre-mer dans les enjeux géopolitiques auxquels nous devons aujourd’hui faire face. 

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