À Helsinki pour militer pour des politiques européennes de sécurité ambitieuses.

Du 4 au 6 septembre, j’ai participé à la Conférence interparlementaire sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et sur la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) d’Helsinki. Cette conférence réunit des parlementaires européens tous les six mois afin d’échanger sur les grandes orientations de politiques étrangères de l’Union Européenne. C’est l’occasion pour moi de militer pour des politiques européennes ambitieuses.

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Route de la soie, alliance atlantique, relations avec l’Union européenne : quelle place pour la Turquie ?

Le 21 mai, la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat a auditionné Faruk Kaymakci, le vice-ministre turc des affaires étrangères. Si la Turquie est alliée de la France dans le cadre de l’OTAN, il nous est néanmoins apparu nécessaire de faire la lumière sur un certain nombre d’éléments qui participe de l’obstruction de nos relations.

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Situation des ressortissants français en Irak et en Syrie : le Sénat auditionne le directeur du Comité international de la Croix Rouge.

Très respectueuse de l’action qui est menée par le CICR au cœur des zones de conflits, je m’inquiète de l’attitude de certains responsables politique à l’encontre des ONG. Aussi, j’ai profité de l’audition de Fabrizio Carboni, le directeur Moyen Orient du Comité international de la Croix Rouge, le 15 mai dernier pour l’interroger sur les conditions d’exercice de sa mission. Je l’ai d’abord interpellé sur le sort de Louise Akavi, infirmière néo-zélandaise otage du groupe EI depuis 5 ans, et du groupe de personnes qui acheminaient des médicaments vers les unités de soins. Par ailleurs, après avoir rendu hommage à l’action du CICR, j’ai souhaité interroger Fabrizio Carboni sur les pistes de réformes possible du droit international en la matière.

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L’Union InterParlementaire se positionne sur l’usage légal et légitime de la violence armée

À l’occasion de la 140ème assemblée de l’Union Interparlementaire (UIP), ce sont plus de 773 parlementaires, issus de 160 pays, qui se sont réunis à Doha (Qatar). J’ai souhaité participer aux travaux de l’IUP, convaincue que les échanges entre parlementaires participent au renforcement du multilatéralisme et des cultures démocratiques de nos pays. C’est ainsi que j’ai assisté à la commission « paix et sécurité internationale », en charge de la production d’une résolution intitulée « Le caractère inacceptable de l’utilisation de mercenaires comme moyen de saper la paix et de violer les droits de l’homme ». Ce travail intervient dans le contexte particulier de la recrudescence du recours aux mercenaires dans différents conflits armés, entraînant par là-même des exactions à l’endroit des civils.

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La reconstruction de l’Irak est-elle possible ?

Le 3 avril dernier, la Commission des affaires étrangères du Sénat auditionnait Myriam Benraad sur les enjeux et les perspectives de la reconstruction de l’Irak. L’Irak est un pays riche, mais le taux de pauvreté s’élève à 22,5 % au niveau national et 41 % dans les zones sous domination de l’État islamique. Il y a donc lieu d’agir.

Lors de la conférence des donateurs organisée au Koweït, on a constaté que l’Irak avait réalisé moins de 1 % de son programme de reconstruction des zones détruites reprises à l’État islamique, programme dont le coût est estimé entre 80 et 100 milliards de dollars. Les scénarios gouvernementaux ont sous-estimé l’ampleur et la gravité de la crise. Le gouvernement irakien, l’ONU, les instances internationales et les donateurs, parmi lesquels la Banque mondiale, ont fixé à dix ans la durée des travaux de reconstruction, mais sous conditions de stabilité locale, d’utilisation rationnelle des fonds et, surtout, d’éradication de la corruption. Or, classé 168e sur 180 par l’organisation non gouvernementale Transparency International, l’Irak est l’un des pays les plus corrompus au monde. Dès lors, une réelle reconstruction de ce pays est-elle possible ? Quid du respect des trois principes retenus par les donateurs ?

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70 ans de l’OTAN : quel est l’impact de tensions au sein de l’Alliance ?

À l’occasion des 70 ans de l’OTAN, la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées a, le 3 avril, auditionné conjointement Alice Guitton, directrice générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS – ministère des armées) et Nicolas Roche, directeur de la Direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement (DAS – ministère de l’Europe et des affaires étrangères).

J’ai souhaité interroger ces deux intervenants sur les relations entre la Grèce d’une part et la Turquie de l’autre. Le 27 mars dernier, la Grèce a fait état du survol d’un avion turc qui a perturbé le décollage de l’avion du premier ministre grec. Dans ce contexte, je suis intervenue en commission afin de déterminer quel est l’impact de telles tensions dans l’alliance et quelles sont les possibilités de médiation et d’intervention permise par l’OTAN.

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Quelle sortie de crise en Colombie ?

La Commission des Affaires étrangères a reçu ce matin Daniel Pécaut, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). En propos liminaire, Daniel Pécaut a rappelé la fragilité des accords de paix conclus entre le gouvernement et les mouvements de guérilla, ainsi que les menaces qui planent sur sa mise en application. Il existe donc des risques sérieux de déstabilisation de la région, a fortiori compte tenue de la situation au Venezuela. L’ensemble des phénomènes de violences ont occasionné 7 millions de déplacés, 40 000 enlèvements et 60 000 disparus. Or, les accords de paix sont salués par l’ONU comme un accord très satisfaisant de sortie de crise. Mais la grande surprise a été le refus par plébiscite de l’accord (51% de non), sur fond d’abstention massive. Le gouvernement Santos a repris les négociations avec les FARC pendant plus d’un an pour parvenir à un nouvel accord.

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