Gendarmerie nationale : un budget en hausse mais des perspectives à clarifier.

La commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, a adopté ce matin les crédits alloués à la gendarmerie nationale par le projet de loi de finances pour 2021.

En tant que co-rapporteur de ce budget j’ai eu à présenter leurs montants mais aussi nos observations sur cette hausse qui est bienvenue mais n’en demeure pas moins équivoque.

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Où en est la réforme administrative de l’ONU?

Le 15 janvier dernier, la Commission des affaires étrangères du Sénat examinait le rapport d’information de MM. Pascal ALLIZARD, Pierre LAURENT, Olivier CADIC, Mme Isabelle RAIMOND-PAVERO et M. Yannick VAUGRENARD sur leur mission à l’Assemblée générale des Nations unies. L’occasion pour moi de les interroger : « Où en est la réforme administrative de l’ONU, s’agissant, notamment, des changements structurels ? Lors du déplacement précédent, les puissances montantes comme la Chine cherchaient à s’intégrer dans la future réorganisation, notamment du PNUD. À l’ambassade française, cela posait de nombreuses questions. »

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À Belgrade, j’alerte sur les conséquences directes du changement climatique, notamment dans l’Aude.

Plus de 1700 parlementaires, partenaires onusiens et de la société civile du monde entier se sont réunis à Belgrade (Serbie) à l’occasion de la 141e Assemblée de l’UIP, qui s’est tenue du 13 au 17 octobre 2019. 

Lors de cette Assemblée, dont le thème général était le renforcement du droit international, nous nous sommes penchés entre autres, sur les dernières avancées en matière de renforcement de l’égalité des sexes, d’autonomisation des jeunes, de défense des droits de l’homme des parlementaires, de couverture sanitaire universelle, mais aussi des conséquences du changement climatique. 

C’est sur ce dernier point que j’ai souhaité intervenir lors de la commission du développement durable, du financement et du commerce. 

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À Helsinki pour militer pour des politiques européennes de sécurité ambitieuses.

Du 4 au 6 septembre, j’ai participé à la Conférence interparlementaire sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et sur la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) d’Helsinki. Cette conférence réunit des parlementaires européens tous les six mois afin d’échanger sur les grandes orientations de politiques étrangères de l’Union Européenne. C’est l’occasion pour moi de militer pour des politiques européennes ambitieuses.

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Route de la soie, alliance atlantique, relations avec l’Union européenne : quelle place pour la Turquie ?

Le 21 mai, la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat a auditionné Faruk Kaymakci, le vice-ministre turc des affaires étrangères. Si la Turquie est alliée de la France dans le cadre de l’OTAN, il nous est néanmoins apparu nécessaire de faire la lumière sur un certain nombre d’éléments qui participe de l’obstruction de nos relations.

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Situation des ressortissants français en Irak et en Syrie : le Sénat auditionne le directeur du Comité international de la Croix Rouge.

Très respectueuse de l’action qui est menée par le CICR au cœur des zones de conflits, je m’inquiète de l’attitude de certains responsables politique à l’encontre des ONG. Aussi, j’ai profité de l’audition de Fabrizio Carboni, le directeur Moyen Orient du Comité international de la Croix Rouge, le 15 mai dernier pour l’interroger sur les conditions d’exercice de sa mission. Je l’ai d’abord interpellé sur le sort de Louise Akavi, infirmière néo-zélandaise otage du groupe EI depuis 5 ans, et du groupe de personnes qui acheminaient des médicaments vers les unités de soins. Par ailleurs, après avoir rendu hommage à l’action du CICR, j’ai souhaité interroger Fabrizio Carboni sur les pistes de réformes possible du droit international en la matière.

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L’Union InterParlementaire se positionne sur l’usage légal et légitime de la violence armée

À l’occasion de la 140ème assemblée de l’Union Interparlementaire (UIP), ce sont plus de 773 parlementaires, issus de 160 pays, qui se sont réunis à Doha (Qatar). J’ai souhaité participer aux travaux de l’IUP, convaincue que les échanges entre parlementaires participent au renforcement du multilatéralisme et des cultures démocratiques de nos pays. C’est ainsi que j’ai assisté à la commission « paix et sécurité internationale », en charge de la production d’une résolution intitulée « Le caractère inacceptable de l’utilisation de mercenaires comme moyen de saper la paix et de violer les droits de l’homme ». Ce travail intervient dans le contexte particulier de la recrudescence du recours aux mercenaires dans différents conflits armés, entraînant par là-même des exactions à l’endroit des civils.

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La reconstruction de l’Irak est-elle possible ?

Le 3 avril dernier, la Commission des affaires étrangères du Sénat auditionnait Myriam Benraad sur les enjeux et les perspectives de la reconstruction de l’Irak. L’Irak est un pays riche, mais le taux de pauvreté s’élève à 22,5 % au niveau national et 41 % dans les zones sous domination de l’État islamique. Il y a donc lieu d’agir.

Lors de la conférence des donateurs organisée au Koweït, on a constaté que l’Irak avait réalisé moins de 1 % de son programme de reconstruction des zones détruites reprises à l’État islamique, programme dont le coût est estimé entre 80 et 100 milliards de dollars. Les scénarios gouvernementaux ont sous-estimé l’ampleur et la gravité de la crise. Le gouvernement irakien, l’ONU, les instances internationales et les donateurs, parmi lesquels la Banque mondiale, ont fixé à dix ans la durée des travaux de reconstruction, mais sous conditions de stabilité locale, d’utilisation rationnelle des fonds et, surtout, d’éradication de la corruption. Or, classé 168e sur 180 par l’organisation non gouvernementale Transparency International, l’Irak est l’un des pays les plus corrompus au monde. Dès lors, une réelle reconstruction de ce pays est-elle possible ? Quid du respect des trois principes retenus par les donateurs ?

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