Quel suivi pour les résolutions européennes adoptées par le Sénat ?

Ce matin, la commission des affaires européennes a auditionné Harlem DÉSIR, secrétaire d’État aux affaires européennes, sur le suivi des résolutions européennes du Sénat. L’occasion de revenir sur l’adoption, par le Sénat, le 21 juin dernier, d’une résolution européenne sur les perspectives de la défense européenne. Lire la suite

Inadaptation des normes agricoles et de la politique commerciale européenne aux spécificités des régions ultrapériphériques

Le jeudi 20 octobre 2016, la délégation sénatoriale a adopté, à l’unanimité, une proposition de résolution européenne dont je suis co-auteure sur l’inadaptation des normes agricoles et de la politique commerciale européenne aux spécificités des régions ultra-périphériques.

Cosignée par Michel MAGRAS, Éric DOLIGÉ, Jacques GILLOT et Catherine PROCACCIA, elle sera examinée par la Commission des affaires européennes le jeudi 3 novembre et par la Commission des affaires économiques le mercredi 16 novembre, avant d’être débattue en séance publique le mardi 22 novembre.

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Accord UE-Turquie du 18 mars 2016 : une réponse fragile, ambiguë et partielle à la question migratoire

Conférence de presse - présentation du rapport de la mission le 18 octobre 2016

Conférence de presse – présentation du rapport de la mission le 18 octobre 2016

Confrontée depuis plusieurs mois à un flux migratoire massif en Méditerranée orientale et à la difficulté d’y répondre, l’UE a signé dans l’urgence, le 18 mars 2016, un accord avec la Turquie destiné à empêcher les traversées de la mer Égée et les drames humanitaires qui en découlent.

La signature de cet accord, dont le principe repose sur le renvoi en Turquie de tous les migrants arrivés après le 20 mars dans les îles grecques de la mer Égée, a suscité polémiques et inquiétudes, liées notamment au rôle déterminant joué par l’Allemagne dans les négociations, à la crainte d’une remise en cause du droit d’asile et aux concessions faites à une Turquie en position de force et dont l’évolution politique inquiète.

Au terme de ses travaux, qui lui ont permis de clarifier un certain nombre de points, la mission créée par le Sénat a reconnu que l’accord, bien qu’imparfait, était nécessaire, compte tenu notamment de la crise humanitaire en Grèce.

Dressant un premier bilan de son application, notre rapport constate que l’objectif poursuivi est partiellement atteint, l’accord produisant des effets en termes de flux et contribuant à l’amélioration de la situation des réfugiés grâce au versement de l’aide financière.

Retrouvez l’intégralité du rapport en cliquant ici.

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S’engager dans la Garde nationale : ma questions d’actualité au Ministre de l’Intérieur

Mardi 18 octobre dernier, j’ai interrogé le Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au Sénat. La semaine précédente, des annonces avaient été faites en Conseil des ministres afin de créer le dispositif de la garde nationale. Il s’agit d’une mesure ambitieuse et pragmatique qui répond à la volonté d’engagement des Français, et en particulier des jeunes, face à la menace terroriste.

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Le Sénat refuse le vote obligatoire

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Les trois amendements que je défendais sur le vote obligatoire, le stage de citoyenneté et le vote blanc n’ont, à mon regret, pas été adoptés par le Sénat. Cependant, une discussion très enrichissante a pu avoir lieu sur ce sujet primordial pour notre démocratie, et nul doute qu’elle ouvre la voie à une réflexion globale sur notre système électoral.

En tant qu’élue parlementaire, je reste lucide sur les difficultés démocratiques qui traversent notre société. Cela m’oblige et m’engage à poursuivre cette réflexion qui me conduira à nouveau à faire des propositions concrètes qui iront dans le sens du renforcement du lien citoyen.

Face à la crise démocratique, rendons le vote obligatoire !

Voting Seine-et-Marne, France

BSIP/UIG via Getty Images

Tribune sur HuffingtonPost.fr

Gisèle JOURDA (Sénatrice de l’Aude)

Dominique BAILLY (Sénateur du Nord)

 

Défiance envers les institutions, perte de confiance dans les hommes et femmes politiques, abstention spectaculairement croissante depuis 35 ans, difficultés voire incapacité à se reconnaître dans la représentation nationale et locale… ces éléments fragilisent les pouvoirs publics et concourent à la dégradation de notre démocratie. Justement, notre démocratie. À notre fierté de la savoir représentative se greffe souvent la gêne de lui apposer ce qualificatif. L’abstention ayant fait de lui un adjectif fantôme et désormais fantasmé, quelle est désormais sa raison d’être?

Forts de ce constat, allons-nous continuer à détourner le regard de cette question essentielle qu’est l’obligation de voter? Oui, le vote obligatoire est un serpent de mer parce qu’il implique une réforme globale de nos outils démocratiques et de notre conception de l’élection. Mais, à l’heure où le Parlement examine le projet de loi Égalité & Citoyenneté, qui a pour objectif la réaffirmation et le rassemblement autour des valeurs de la République, nous voulons agir pour faire de ce texte une réforme emblématique de ce quinquennat… Lire la suite sur Huffingtonpost.fr

Faire face aux menaces grâce à une réserve militaire forte et territorialisée

Conférence de presse pour présenter notre rapport le 13 juillet 2016

Conférence de presse avec le sénateur Jean-Marie Bockel pour présenter notre rapport le 13 juillet dernier

La semaine dernière, la Commission des Affaires étrangères du Sénat a adopté mon rapport intitulé « Garde nationale/réserve militaire : une réserve militaire forte et territorialité pour face face aux crises ». À la lumière des évènements dramatiques qui ont touché notre pays la semaine dernière, ce rapport retient une approche réaliste et pragmatique de la réserve militaire et présente 50 propositions pour parvenir à la rendre forte et efficace.

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Le Sénat fera entendre sa voix sur la refondation de l’Union européenne

À la suite du référendum britannique du 24 juin, un groupe de suivi sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne a été mis en place par le Sénat.  Il a tenu sa première réunion le mercredi 13 juillet dernier. Co-présidé par Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, et par Jean Bizet, sénateur de la Manche, président de la commission des affaires européennes, il comporte 20 membres représentant l’ensemble des groupes politiques. Je suis ravie d’en faire partie au nom de la Commission des Affaires étrangères.

Le groupe de suivi a établi un ambitieux programme de travail lors de sa réunion du 13 juillet, et se prononcera tout au long du processus de mise en œuvre de l’article 50 qui organise le retrait d’un État membre de l’Union européenne. Il fera des propositions pour refonder l’Union européenne et mieux répondre aux préoccupations concrètes des citoyens, comme la sécurité et la défense, la crise migratoire, ou l’emploi. Lire la suite

Un nouveau contrat entre l’Union Européenne et les citoyens : mon intervention au Sénat

Interv2Si chaque Conseil européen est l’occasion de nous poser la question « quelle Europe voulons-nous ? ». Celui des 28 & 29 juin prochains est véritablement une chance d’écrire une nouvelle page de l’Histoire européenne. C’est par ces mots que j’ai introduit mes propos hier après-midi à la tribune de l’Hémicycle du Palais du Luxembourg. A l’heure où le peuple britannique a décidé de quitter l’Union Européenne, nous avons besoin d’un nouveau contrat à destination de ses citoyens. Ce contrat d’avenir devra s’appuyer sur des initiatives capables de sortir l’UE de son immobilisme latent.

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Proposition de résolution sur la rénovation de la politique européenne de sécurité et de défense

Image rŽalisŽe le 22 mai 2006

La Commission des Affaires européennes du Sénat a adopté à la majorité moins une abstention la proposition de résolution dont je suis l’auteure, avec Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, qui appelle à rénover la politique européenne de sécurité et de défense.

L’actuelle stratégie européenne de sécurité définit les objectifs diplomatiques et opérationnels de l’Union sur la base d’une évaluation de l’état du monde qui date de 2003. Actualisée en 2008, elle reste à ce jour la seule grille de lecture de l’état du monde que l’Union s’est donnée pour fonder sa politique étrangère et de sécurité commune. À lui seul, son intitulé, « Une Europe plus sûre dans un monde meilleur » illustre le décalage de perception après treize années. L’Europe n’est pas encore très sûre et le monde guère meilleur.

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Mission d’information du Sénat relatif à la crise des réfugiés

réfugiés europeDans le cadre de mes responsabilités au Sénat, j’ai été désignée mardi 03 mai par mes collègues Vice-Présidente de la « Mission d’information du Sénat sur l’accord de mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie relatif à la crise des réfugiés ».

Créée à l’initiative des sénateurs communistes, cette mission vise à examiner les conditions de mise en œuvre de l’accord passé le 18 mars dernier entre l’Union européenne et la Turquie pour endiguer l’afflux de réfugiés et de migrants de la Turquie vers la Grèce, ainsi que la position de la France à l’égard de cet accord. Pour mémoire, plus d’un million de migrants sont arrivés dans l’Union européenne par la mer en 2015, dont plus de 850 000 par la Grèce en provenance de la Turquie.

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Classe de Caunes-Minervois : la mobilisation a payé !

En février dernier, un comité technique spécial de l’Education Nationale avait annoncé la fermeture prochaine d’une classe de l’école élémentaire de Caunes-Minervois. Cette décision avait suscité l’émoi des acteurs locaux : équipe pédagogique, équipe municipale et habitants.

Alertée par M. ADIVEZE, Maire de la commune, j’avais immédiatement saisi la Ministre de l’Éducation nationale afin qu’elle procède à un examen attentif de la situation, et que les annonces du Comité technique spécial de l’Education nationale puissent évoluer favorablement.

Sur le fond, je lui avais exprimé mon profond désaccord au regard des récents efforts de la commune et de l’équipe pédagogique en faveur de l’environnement de travail des élèves. Sur la méthode, Je lui avais formulé mon étonnement et lui avais fait part de ma volonté de redonner tout son sens au triptyque parents/professeurs/élus afin que les décisions importantes pour nos territoires soient prises en concertation avec les acteurs qui y vivent.

J’ai le plaisir d’apprendre ce jour – par la Ministre de l’Education Nationale – que cette fermeture de classe n’aura pas lieu. Je me réjouis et suis fière que la mobilisation des élus, parents d’élèves et équipes scolaires ait, une fois de plus porté ses fruits.